Réflexions...

I AIN’T GOING DOWN
(JE NE SOMBRERAI PAS)

Chanson écrite par Shania Twain/R.J. Lange (traduction)
de son album « UP ! »

Refrain :
Je tiendrai le coup –
parce ce que je crois est si fort.
Qu’importe le temps,
personne ne me dira que j’ai tort –
je ne sombrerai pas

J’ai eu un enfant à 15 ans…
J’ai dû quitter l’école secondaire
…mais je n’ai pas cédé et je ne l’ai pas donné

Son sourire me faisait passer à travers la journée
Et chaque soir je priais
Que je pourrais lui donner assez
Le soir, je restais réveillée et je pleurais…

J’ai travaillé jour et nuit pour survivre…
Ça en valait la peine juste pour la voir grandir
Au moins j’ai pu la tenir
À chaque fois qu’elle avait besoin de mon épaule…

Son sourire m’a fait passer à travers les années –
A essuyer mes larmes
Et m’a rempli d’espoir….


© Universal Songs of PolyGram International, Inc. /Loon Echo, Inc. (BMI), reproduit avec la permission des détenteurs des droits d’auteur
Reproduit avec la permission de BMG MUSIC PUBLISHING CANADA INC., en faveur de Zomba Music Publishers Ltd. & Out Pocket Productions Ltd., détenteurs des droits d’auteur ©.


UNE SOCIÉTÉ À REPENSER


Dans un éditorial paru le 21 janvier 2003 dans le journal Le Soleil, on énonce que « le constat est troublant : depuis 10 ans, le taux d’avortement a augmenté de 30% au Québec ». Il est vrai que l’on doit se questionner sur le grand nombre d’avortements qui ont lieu chaque année au Québec, environ 30,000. L’éditorialiste admet implicitement que la contraception est largement disponible. Sa conclusion, toutefois, est « de mieux faire connaître tous les moyens de contraception et particulièrement la pilule du lendemain… Car si l’avortement n’est plus un crime, il n’a rien non plus d’une partie de plaisir pour celle qui le subit et n’aurait jamais dû devenir une sortie de secours aussi souvent utilisée. » La chasteté pourrait-elle s’avérer une piste de réflexion particulièrement utile?

Or, le même journal relate, dans son édition du 11 janvier, que les oestrogènes (la pilule) ont été classés par les Américains (National Institute of Environmental Health Sciences) dans la liste des éléments potentiellement cancérigènes. On veut minimiser l’impact de cette information en disant que c’est connu des médecins « depuis si longtemps ». Ça n’en reste pas vrai pour autant. « Il ne faut pas laisser aller cela pendant plusieurs années sans contrôle, disait cette semaine en entrevue le Dr. Claude A. Fortin, président de l’Association des gynécologues-obstétriciens du Québec. » Est-il vraiment bien pour leur santé à long terme que des filles, surtout à l’adolescence, prennent des anovulants ? La chasteté n’est-elle pas le meilleur choix ?

Un autre article indique qu’à l’adolescence, les jeunes filles sont en train de construire leur identité. « D’autant plus que l’adolescence est, par définition, une période de développement caractérisée par la prise de risques : le jeune doit s’ouvrir au monde, élargir ses horizons et développer, faire l’apprentissage de nouveaux rôles et développer graduellement son autonomie pour être un jour en mesure de quitter son milieu familial et mener sa propre vie. Comment réussir tout ça sans foncer, sans éprouver ce sentiment d’invulnérabilité qui caractérise nos jeunes et qui leur donne le courage de passer à travers cette période tumultueuse de leur développement ? Mais c’est également ce sentiment qui rend les adolescents et les adolescentes si vulnérables et qui en fait des cibles de choix pour les exploiteurs de tout acabit.» (Marie-Hélène Gagné, 14 janvier 2003) La maturation progressive ne serait-elle pas une bonne raison pour remettre à plus tard les relations sexuelles ? La chasteté n’est-elle pas encore le meilleur choix ?
Un article le 18 février indique les propos de Michel Dorais, professeur à l’université Laval : « Dans sa recherche d’amour, d’affection et d’aventure, une fille de 15 ans peut facilement être trompée. »

Notre société d’adulte offre aux jeunes une sexualité déployée à tout vent. « Ce que provoque l’alliance de la consommation et de la technologie, c’est la démesure. Et ce qu’il faut pour que le système fonctionne, c’est que non seulement cette démesure ne soit pas perçue, mais que soit ressentie… une insuffisance. Ce tour de passe-passe … devient jeu d’enfant lorsqu’il s’agit de vendre des produits et services se rattachant à la sexualité…. Personne, de nos jours, ne peut échapper à la dénudation du corps des femmes que l’on accole ensuite aux produits de beauté et aux cotes d’audience, au Grand Prix et à l’idée de vacances passées en Thaïlande….

… la publicité dont le système dépend a la propriété de tout afficher et exige que tout puisse s’acheter, même les choses qui, par nature, ne s’achètent pas, comme la dignité, la reconnaissance et le succès…. Où que vous tourniez la tête, vous êtes happés par des images…

Mais l’insuffisance au cœur de la logique consumériste est sans issue : associée à l’objet toujours à acheter et donc toujours manquant, la sexualité est devenue le terrain d’une des plus redoutables aliénations de notre temps….

On se trompe en prétendant que l’étalage dont nous sommes les témoins forcés va de pair avec un accroissement du plaisir, car en fait, il est à l’origine d’une insatisfaction.

Contrairement à ce que l’on pense, les discours actuels sur la sexualité et le flot des images qui les accompagnent n’arriveront jamais à la définir, car ils forment des écrans qui nous empêchent de nous voir.

Le plus triste, au fond, c’est peut-être que dans ce monde où l’on parle que de (sexe), les hommes et les femmes ne se sont jamais si peu rencontrés. » (Nelly Arcan, journal Voir, 19-25 décembre 2002)

La chasteté n’est-elle pas le meilleur choix, en attendant de trouver celui ou celle qui nous est destiné(e)?


Centre naître ou ne pas naître/PM
16 juin 2003


 
   
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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