Historique...

En septembre 1984, une résolution de congrès tenu à Québec, appelle à rechercher des moyens concrets pour venir en aide à la femme enceinte en difficulté. Deux participantes de la Ville de Québec, Mesdames Pierrette Beaulé Cantin et Edmée Bibeau, se sentent interpellées et réfléchissent à une action appropriée. Deux mois plus tard, en novembre, elles participent à un kiosque au Salon de la famille. S'approche une mère de quatre enfants, enceinte d'un cinquième, à qui on avait offert l'avortement provoqué.

 
 
 

 

Elle pense sérieusement à se faire avorter, en partie à cause de la situation difficile que vit sa famille. Après avoir pris connaissance d'informations sur la nature d'un avortement, elle quitte le kiosque ety revient quelques minutes plus tard, ayant décidé de garder son enfant. Après avoir écouté ses confidences, une préposée lui offre de pourvoir aux besoins de la famille par un soutienchaleureux. Alors commencent les nombreuses visites au domicile de cette mère. Le bébé, une fille, naît le 25mars suivant. Les deux dames sont invitées à participer à son baptême. Cette mère reconnaissante fait du bénévolat au Centre, ainsi que son mari, durant plusieurs années.

«Puisque la vie était commencée, il nous fallait agir»résume Madame Bibeau. C'est à ce moment qu'un service d'écoute téléphonique leur est venu à l'esprit. Les deux femmes ont donc élaboré un plan et recherché un local auprès du Club Kinsmen, du Club Rotary, des Chevaliers de Colomb, de certaines communautés religieuses... Le 12 janvier 1985, Madame Cantin et Madame Edmée Bibeau rencontrent Soeur Paula Morin, des Soeurs du Bon Pasteur. Ce jour-là marque l'anniversaire de l'accueil par leur fondatrice, Marie Fitzback, de la «première femme en détresse» qui venait frapper à sa porte. Un mois plus tard, le Conseil général des Soeurs du Bon Pasteur de Québec leur offre un local sur la rue Sir Adolphe-Routier. En mai, la ligne téléphonique est installée et il devient possible de prendre les appels. Déjà, le Centre s'occupe de plusieurs femmes en difficulté.

Viennent ensuite la mise en place d'une structure provisoire de conseil d'administration, la recherche de fonds financiers et de matériel. En septembre 1987, le Centre adopte son nom actuel (inspiré du titre du livre de Margaret Payne, une européenne à l'origine de nombreux centres Birthright) et l'incorporation suit en décembre. Mais le service aux clientes n'est pas sacrifié aux besoins de l'administration. En juillet 1987, une mère se présente et évite de justesse l'avortement provoqué, avec le concours de plusieurs bénévoles. Elle devient par la suite bénévole elle-même et témoigne à plusieurs reprises dans les écoles.

Les services d'appui à la femme enceinte ont pris forme au fur et à mesure des besoins exprimés. Le Centre a donc recherché des ressources humaines de relation d'aide à caractère bénévole. Nous offrons, en plus de l'écoute téléphonique, des tests de grossesse gratuits, de l'information sur les premiers jours de la vie humaine, support moral, visites à domicile, assistance, dépannage, orientation vers les ressources du milieu déjà existantes, assistance durant l'accouchement, suivi assuré tant et aussi longtemps que nécessaire.... Nous accompagnons les mères qui le désirent lors de leur accouchement. Nous prononçons des conférences à des groupes qui nous invitent.

Témoin d'une persévérance sans faille, Madame Edmée Bibeau est toujours là, avec plusieurs bénévoles, pour poursuivre l'oeuvre du Centre Naître et apporter son support. «Nous voulons par notre travail apporter un peu d'espérance contre toute espérance, beaucoup d'amour et de miséricorde...»

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